• 11% des sondés qui se disent certains d'aller voter n'ont pas exprimé d'intention de vote pour le premier tour et 12% pour le second.
  • Mme Royal ferait jeu égal avec M. Sarkozy au second tour malgré un total gauche à 37,5% au premier, notamment grâce au report de 62% des électeurs de M. Bayrou sur Mme Royal.
  • La candidate PS arriverait d'autre part à mieux mobiliser les sympathisants de gauche en sa faveur, 87% affirmant avoir l'intention de voter pour elle le 6 mai, contre 79% la semaine précédente.
  • Enfin, 12% des électeurs de M. Le Pen se reporteraient sur la députée PS.

Sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 février auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

"Mme Royal a vraiment repris la main", profitant notamment de son émission lundi 19 février sur TF1 et de l'intégration de Lionel Jospin et des "éléphants" du PS dans son équipe présidentielle, a commenté François Miquet-Marty, directeur des études de LH2.
Nicolas Sarkozy pâtit de l'"inquiétude" qu'il suscite "toujours" chez certains électeurs et "peine à aller au-delà de son propre camp", selon M. Miquet-Marty.
François Bayrou "est bien perçu sur la critique du clivage droite-gauche, séduit par son discours sur la dette et progresse aussi sur les difficultés de Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il.
M. Bayrou "n'effraie pas du tout", dans une campagne très suivie, "surdéterminée" par le souvenir de 2002, ce qui explique que "les petits candidats de gauche ont du mal".
Quant à Jean-Marie Le Pen, il ne disposerait pas comme en 2002 d'un "réservoir" d'électeurs populaires décidant de voter pour lui au dernier moment.

(source : Tageblatt)